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25 Mai 2013, Ste Sophie
Accueil » A EPINAL, les heures silencieuses avec des lycéens
  Articles de cette rubrique :
 
17 mai 2011 à la librairie Quai des Mots :
 
une double rencontre autour des Heures silencieuses :

Avec le public bien sûr, et en début d'après midi, avec une trentaine de lycéens de seconde et de première du Lycée Louis Lapicque, pour une séquence de questions-réponses d'une heure trente environ, à l'initiative de Véronique Bart, leur professeur de français, aussi passionnée qu'impliquée !
Pas d'étude intégrale du livre, mais des chapitres proposés aux élèves en fonction de leur personnalité ou de leurs centres d'intérêt. De plus, étude sans enjeu, puisque qu'il ne s'agissait pas de séquences notées. Lecture plaisir, donc, tout du moins je l'espère....

Les élèves avaient tout d'abord été invités s'intéresser au tableau, à sa composition, ses équilibres, ses couleurs, à le redessiner à leur façon afin de s'imprégner de ses éléments, puis à inventer à leur tout leur propre histoire, avec un court texte, en donnant la parole à l'un des personnages : la femme de dos, la servante, ou l'homme qu'on devine dans le baldaquin.
Différents thèmes ont ensuite été identifiés : la mer, la musique, les souvenirs d'enfance, la lumière du matin, le serment inviolable, la rencontre avec le fiancé, les filles de Magadalena... Pour chacun, un bref passage découpé et une phrase extraite, recopiée, l'ensemble constituant une frise, une histoire dans l'histoire presque...

J'avoue avoir été très touchée d'un tel intérêt porté mon livre. Comment ne pas l'être ? Mais au-delà de cette satisfaction, j'ai surtout été frappée par la diversité et la richesse des imaginaires des lycéens, leur capacité à entrer, avec talent souvent, dans un univers et à s'y laisser porter. Plusieurs romans en germe, à partir d'un visuel unique...

Et je tiens à exprimer ma sincère admiration, c'est bien le mot, à Véronique Bart pour la passion et l'énergie qu'elle déploie autour des lettres, qu'il s'agisse d' ateliers d'écriture qu'elle anime,de nombreuses rencontres avec des écrivains et des poètes qu'elle initie depuis des années.
Montrer aux « ados », en dépit de leurs sollicitations multiples, que les livres, les mots constituent des univers infiniment vivants, multiples, proches de nos vies et de nos émotions.
Et plus que jamais, s'il était besoin de le prouver, chacun aura pu constater combien une librairie est un espace de vie, de voyage, accueillant, ouvert. Un quai d'où les mots appareillent à la rencontre de l'imaginaire de chacun.
J'ai été particulièrement heureuse d'y contribuer cet après-midi là.

Un très grand merci à Isabelle Colin, à son équipe, à Véronique Bart et ses élèves de leur accueil si chaleureux, si attentionné à mon égard.

Quelques images...d'Épinal (facile, mais la tentation était trop forte...). Merci à Joël pour les photos prises pendant la séance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

SOMMAIRE
QUELQUES PHOTOS AU HASARD
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MUSIC TOUCH
UN DE MES TEXTES AU HASARD
  •  

    Billie chante. L’orchestre joue et elle chante avec cet infime temps de retard, ce minuscule décalage rythmique qui donne à la voix jazz son balancement particulier, son swing.
    Elle chante derrière, à la poursuite d’un temps qu’elle ne rattrapera pas. Elle chante sous les instruments, au creux d’un halo sonore qui la précède, l’enveloppe, la protège.
    C’est tout le contraire de l’opéra, où le chanteur est devant, en pleine lumière. En majesté. Glorieux. L’orchestre le suit en dessinant le support harmonique qui le porte sans lui faire d’ombre.
     
    Billie n’a rien à montrer, rien à prouver. Sa voix ne cherche pas l’effet, ne cherche pas à être belle. Elle dit sa vie, avec cette voix-là, parce qu’elle lui a été donnée.
    Elle chante parce qu’elle sait faire et c’est tout. Au creux son clair-obscur, sa voix parle d’elle, murmure combien elle aime, combien elle souffre. Sa lassitude est infinie. Depuis longtemps, elle a posé les armes. Comment ne pas aimer Billie ?

    (extrait de La voix grave des femmes qui chantent Malher, inédit)

      

     

PHOTOS EN DEFILE
PIQUEE AU LAPIN D'ALICE..
AU FIL DES LECTURES
  • " Chaque début d'écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte. "
    Quentin Tarantino 
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