• deuxième recueil

    Signes de passage

    Editions Hélices, collectif d'auteurs installé en Seine et Marne. 37 pages, 15x21, 9 euros. 

    Extraits :
    ______________

    Il fait froid d’un coup au fond du ventre quelque chose d’illisible
    y tressaille
    derrière les masques posés de travers - il faut bien vivre tous les jours -
    un voix attend
    le moment pour parler

    Que dire après tant d’absences ?
    ____________

    Dans ce coin d’âme où rien
    ne pousse
    un vent acide s’accorde
    à la danse sauvage
    des jours

    ils cherchent la joie et l’eau
    dans le matin impatient se répète
    leur demande insolente
    absolue
    d’un moment comme un berceau
    _____________

    Le chemin parcouru
    celui à poursuivre
    les feux de bengale lancés
    les étoiles recueillies

     ce qui a touché notre âme
    ce qui s’est égaré le long des jours

    entre élans et retenues
    l’histoire s’écrit
    celle qui hante
    celle qui berce
    celle qui chante solaire
    comme un champ de blé

     échos tatoués au mitan de nos forêts inexplorées
    ______________

    Adossés à nos limites
    dans le roulis des pensées
    l’estompe
    des gestes manqués
    invente une réponse à la vie

    allante
    ___________

    Des heures

    limpides accueillies en dansant
    défilent à la fenêtre
    privée d’ombre leur nudité
    emplit la maison d’abondance joyeuse

    elles abritent les cours d’eaux
    où flottent
    es songes comme des navires de haute
    mer égarés

     la porte se referme silencieusement 
    _______________


    Ce pianissimo recueilli
    sur ton visage
    passerelle
    vers une allégresse étonnée
    appel de douceur

    inépuisable
    _______________

     Quelle équipée quelle traversée de ferveurs en indifférences de fastes en défaites de caprices en confessions de profils aperçus en échos de regards Que faudra-t-il répondre lorsque notre mémoire escalier dérobé viendra à notre rencontre elle insiste De quoi se souviendra-t-on ? La vie plus heureuse plus vibrante que les promesses la vie légère comme une hirondelle parfois Corps noyé dans une béatitude proche de l’infini pleine de toutes les mémoires S’éteint l’été dans ses éclats dispersés les absences se posent au bord de l’âme Ce qui compte s’écrit dans un mouvement de paupières un pli des lèvres un geste retenu Le jardin accueille les chuchotements Au loin le carillon d’un campanile le fleuve ondule le ciel est blanc
    ________________

    Arborescence des rencontres
    ce qui bouscule
    ce qui éclaire
    au gré des étonnements
    avancer
    la vie entre avec le vent
    offerte secrète
    la part qui s’apprivoise

    celle qui demeure

     énigme
    _______________


    Face à notre inaccompli
    songeries abandonnées
    laisses de mer
    sitôt recouvertes

     que possède-t-on
    sinon l’ombre du rêve
    celle qui recueille l’alliance intacte

    de la chair et du temps ?
    ____________


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