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27 Mai 2013, St Augustin
Accueil » Extraits recueil SIGNES DE PASSAGE
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deuxième recueil

Signes de passage

Editions Hélices, collectif d'auteurs installé en Seine et Marne. 37 pages, 15x21, 9 euros. 

Extraits :
______________

Il fait froid d’un coup au fond du ventre quelque chose d’illisible
y tressaille
derrière les masques posés de travers - il faut bien vivre tous les jours -
un voix attend
le moment pour parler

Que dire après tant d’absences ?
____________

Dans ce coin d’âme où rien
ne pousse
un vent acide s’accorde
à la danse sauvage
des jours

ils cherchent la joie et l’eau
dans le matin impatient se répète
leur demande insolente
absolue
d’un moment comme un berceau
_____________

Le chemin parcouru
celui à poursuivre
les feux de bengale lancés
les étoiles recueillies

 ce qui a touché notre âme
ce qui s’est égaré le long des jours

entre élans et retenues
l’histoire s’écrit
celle qui hante
celle qui berce
celle qui chante solaire
comme un champ de blé

 échos tatoués au mitan de nos forêts inexplorées
______________

Adossés à nos limites
dans le roulis des pensées
l’estompe
des gestes manqués
invente une réponse à la vie

allante
___________

Des heures

limpides accueillies en dansant
défilent à la fenêtre
privée d’ombre leur nudité
emplit la maison d’abondance joyeuse

elles abritent les cours d’eaux
où flottent
es songes comme des navires de haute
mer égarés

 la porte se referme silencieusement 
_______________


Ce pianissimo recueilli
sur ton visage
passerelle
vers une allégresse étonnée
appel de douceur

inépuisable
_______________

 Quelle équipée quelle traversée de ferveurs en indifférences de fastes en défaites de caprices en confessions de profils aperçus en échos de regards Que faudra-t-il répondre lorsque notre mémoire escalier dérobé viendra à notre rencontre elle insiste De quoi se souviendra-t-on ? La vie plus heureuse plus vibrante que les promesses la vie légère comme une hirondelle parfois Corps noyé dans une béatitude proche de l’infini pleine de toutes les mémoires S’éteint l’été dans ses éclats dispersés les absences se posent au bord de l’âme Ce qui compte s’écrit dans un mouvement de paupières un pli des lèvres un geste retenu Le jardin accueille les chuchotements Au loin le carillon d’un campanile le fleuve ondule le ciel est blanc
________________

Arborescence des rencontres
ce qui bouscule
ce qui éclaire
au gré des étonnements
avancer
la vie entre avec le vent
offerte secrète
la part qui s’apprivoise

celle qui demeure

 énigme
_______________


Face à notre inaccompli
songeries abandonnées
laisses de mer
sitôt recouvertes

 que possède-t-on
sinon l’ombre du rêve
celle qui recueille l’alliance intacte

de la chair et du temps ?
____________

Vendredi 27 Mars 2009 à 09h39 dans Extraits recueil SIGNES DE PASSAGE1 commentaire(s)
SOMMAIRE
QUELQUES PHOTOS AU HASARD
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MUSIC TOUCH
UN DE MES TEXTES AU HASARD
  •  

    Billie chante. L’orchestre joue et elle chante avec cet infime temps de retard, ce minuscule décalage rythmique qui donne à la voix jazz son balancement particulier, son swing.
    Elle chante derrière, à la poursuite d’un temps qu’elle ne rattrapera pas. Elle chante sous les instruments, au creux d’un halo sonore qui la précède, l’enveloppe, la protège.
    C’est tout le contraire de l’opéra, où le chanteur est devant, en pleine lumière. En majesté. Glorieux. L’orchestre le suit en dessinant le support harmonique qui le porte sans lui faire d’ombre.
     
    Billie n’a rien à montrer, rien à prouver. Sa voix ne cherche pas l’effet, ne cherche pas à être belle. Elle dit sa vie, avec cette voix-là, parce qu’elle lui a été donnée.
    Elle chante parce qu’elle sait faire et c’est tout. Au creux son clair-obscur, sa voix parle d’elle, murmure combien elle aime, combien elle souffre. Sa lassitude est infinie. Depuis longtemps, elle a posé les armes. Comment ne pas aimer Billie ?

    (extrait de La voix grave des femmes qui chantent Malher, inédit)

      

     

PHOTOS EN DEFILE
PIQUEE AU LAPIN D'ALICE..
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  • " Chaque début d'écriture est un retour à la case départ. Et la case départ, c'est un endroit où l'on se sent très seul. Un endroit où aucun de vos accomplissements passés ne compte. "
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